ALEXANDRA LACROIX


"C'est le propre de la condition de l'homme que d'envisager tous les points de vue"  Ibsen

Artiste pluridisciplinaire, Alexandra partage son temps entre la scénographie, la mise en scène et la photographie.
Après des études à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (scénographie, option photo), elle complète son apprentissage à travers de nombreux ateliers de jeu et improvisation puis s'intéresse à toutes les disciplines de la création théâtrale en assistant Marion Hewlett à la lumière dans le spectacle Brand d’H. Ibsen au TNS, Raymonde Couvreu à la réalisation vidéo dans le ballet Caligula à l’opéra Garnier, le peintre Arthur Aillaud à la scénographie dans Je t'ai épousée par allégresse de N. Ginzburg, Marie-Louise Bischofberger à la mise en scène dans Le Viol de Lucrèce de Shakespeare à la MC 93 et l'Amante anglaise de M. Duras au théâtre de la Madeleine.

Après avoir crée et participé à une performance Le cri originel à la BNF, elle entre en collaboration avec la classe "d'improvisation générative" d’Alain Savouret et Alexandros Markeas du Conservatoire de Paris pour se mettre en espace dans Musique de Chambre étudiante à la fondation Avicenne (cité Universitaire) puis dans Le Savon de F.Ponge au CNSMDP. S'ensuit une rencontre décisive avec des chanteurs lyriques. Ensemble, ils fonderont la Compagnie Manque Pas d'Airs pour laquelle elle met en scène Orphée et Eurydice de C.W Gluck, Didon et Enée de H. Purcell au théâtre Mouffetard. 

Parallèlement à ses expérimentations spatiales, Alexandra voyage, anime des ateliers et rapporte des négatifs sur lesquels s'impriment des bouts de paysages et matières qui l'ont touchée. Son regard s’arrête sur un interstice, un épiderme, un minéral, des éléments fragiles dont la composition graphique suggère l’intemporalité, un instant de pause au sein de l’agitation quotidienne.