ANNE LAVAL

Après quatre années à l’Ecole Duperré (ESAA), Anne Laval devient costumière ; en parallèle elle travaille le métal d’abord en minuscule (bijoux) puis petit à petit, le métal devient sculpture.

C’est la matière qui la rencontre, comme une évidence.

Dessins, recherches de textures donnent naissance  (…).

Le fil de métal se transforme en poil, en cheveux, pour finalement se métamorphoser en « Chrysalides » : habitations de vie passée et future. Suspendu,  le ventre du cocon se déforme comme pour avaler un corps étranger, tel le serpent du petit prince, subissant la poussée fertile de l’objet. Le fil tressé n’est plus qu’une enveloppe chargée de la mémoire d’un corps absent.

Elles travaille d’autres matières : la terre-fillasse qui donne vit à des « Crânes d’Emanglon » ; la corde à piano rythme  les « pluies blanches » , le plâtre dentelle forme des « cailloux reliques ».

Toutes ces matières prennent place dans un univers étrangement fragile.